Communiqués de presse / Prises de position

Le mardi 19 février dernier, l'Assemblée nationale adoptait en première lecture, le projet de loi "Pour une école de la confiance" porté par Jean-Michel BLANQUER - Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. Depuis, et comme il semble désormais de coutume, de nombreuses rumeurs et intox portées par les réseaux sociaux, se sont répandues. On fait le point : 

 

Cette assertion fait référence à l'article I qui réaffirme l'engagement et l'exemplarité des personnels de l'Éducation nationale, ni plus, ni moins. Il s'agit, au contraire, de revaloriser le corps professoral et les responsabilités importantes qui leur incombent. Le devoir de réserve, auquel tous les fonctionnaires sont soumis, existe depuis longtemps. Il n'est ni amendé, ni renforcé à travers cet article I.

 

Cette affirmation fait référence à la mise en place des Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux (EPSF), à l'initiative des collectivités territoriales. Le cadre législatif offre une souplesse aux collectivités territoriales intéressées qui pourront l'adapter à leurs spécificités locales. Ainsi, aucun projet ne verra le jour sans l'accord du ou des maires concernées, du conseil départemental et du recteur. L'objectif est de créer une continuité dans le parcours scolaire de l'élève pour éviter les effets de ruptures entre le collège et l'école, rien de plus !

 

C'est une nouvelle référence aux EPCF (Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux). Il n'y a, en réalité, pas de suppression des directeurs d'école. Si une école est associée au collège du nouvel EPCF, il y aura un principal en charge du collège et un directeur, en charge de l'école. Chaque école conservera son responsable de site qui restera l'interlocuteur des familles et de la municipalité, et conservera son niveau indemnitaire et toutes ses fonctions.

 

Au contraire, le projet de loi ambitionne de susciter et mieux accompagner des vocations ! Il permettra aux étudiants d'exercer, auprès des professeurs, des fonctions pédagogiques et d'assistants d'éducation, mais en aucun cas de les remplacer. Le dispositif donne la possibilité aux étudiants, dès la L2, de s'approprier progressivement l'environnement scolaire et l'exercice du métier d'enseignant, notamment à travers un contrat de pré-professionnalisation de 3 ans, jusqu'au concours.

 

Le projet de loi créé le Conseil d'Évaluation de l'École, remplaçant l'actuel Cnesco (Conseil National d'Évaluation du Système Scolaire). Il aura comme principales missions de produire un cadre méthodologique et les outils d'évaluation des établissements. Les représentants du ministre y seront minoritaires, et la présence de représentants des deux chambres du Parlement en assurera l'indépendance.

 

C'est faux. Un amendement permet aux jardins d'enfants de poursuivre leur activité temporairement durant 2 ans. Le temps que l'abaissement de l'âge obligatoire d'instruction soit pleinement incorporé à notre système. C'est simplement une mesure qui permet de mieux s'adapter aux réalités des acteurs du terrain.

 

Cette affirmation fait à nouveau référence à l'abaissement de l'âge obligatoire d'instruction à 3 ans. Les communes finançaient déjà leurs écoles maternelles publiques. Si celles-ci accueillent plus d'enfants les années prochaines, l'État compensera la hausse des dépenses pour la commune. De la même façon, si la commune ne finançait pas ses écoles maternelles privées, elle le fera désormais et sera intégralement compensée par l'État.

 

Une nouvelle fois, la contradiction d'aujourd'hui passe par de fausses informations qui abaissent le débat et insultent l'intelligence collective. Jouer avec les peurs n'a jamais été porteur de solutions.

Pour aller plus loin, retrouvez en bas de page le PDF "Année scolaire 2018 - 2019: nouvelle étape pour bâtir l'école de la confiance".


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.