Christine Cloarec-Le Nabour
Députée de la 5ème Circonscription d'Ille-et-Vilaine

CANTINE À UN EURO : MON INTERVENTION EN COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES

À l'Assemblée Nationale

Ce mardi 2 février 2021, la Commission des affaires sociales auditionnait Mme Marine JEANTET, déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Députée référente sur le déploiement du Plan pauvreté, je l’ai questionné sur le dispositif « La cantine à 1€ » qui constitue une mesure phare de la stratégie. Je suis revenue sur les freins identifiés dans la mise en place de cette mesure.

 

Mon intervention : 

"Merci Madame la Présidente, 

L'alimentation constitue une part importante dans le budget des ménages. La cantine à un euro est une mesure phare de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. Cependant nous avons relevé des freins, des freins qui ont été identifiés. Le premier frein est le niveau de financement, jugé quelque fois insuffisant. Le deuxième c'est l'inquiétude des communes qui pensent peut-être que l'État va se désengager une fois que eux seront engagés dans cette mesure. Et puis troisième chose, c'est le ciblage, qui est jugé restrictif, des communes éligibles, parce que quelques fois ce sont les toutes petites communes qui sont éligibles et elles n'ont pas d'écoles. Le soutient de l'État est passé, depuis le premier janvier de deux à trois euros par repas, donc c'est une première réponse. Il n'en reste pas moins le débat sur l'élargissement de la cible, pour que les communes rurales un peu plus grandes puissent être éligibles, c'est à dire les communes entre 2000 et 10 000 habitants, dans lesquelles on a aussi des familles qui mériteraient de bénéficier de cette mesure. Pouvez-vous nous dire si ce sujet est d'actualité et, qui permettrait une accélération du déploiement de cette mesure.

Merci."

 

Réponse de Mme JEANTET  :

" Les cantines à un euro, parce que c'est un de mes sujet qui me tient beaucoup à coeur, parce qu'on a vu pendant le premier confinement, à quel point, quand les cantines et les écoles ferment, ça a été très très lourd pour les familles d'avoir à assurer ce sujet. C'est un sujet qui, entre nous, ne marche pas les "cantines à 1€". Pour l'instant, on avait 4000 communes éligibles, on en a 200 qui ont dit ok. Donc on va dire qu'on est pas du tout au niveau de ce qui était attendu. Donc on y travaille, vous l'avez dit Madame Cloarec, on a déjà augmenté la dotation de l'État pour les communes ; on est passé de deux à trois euros. J'entends le sujet d'inquiétude après 2022. Je pense que si le sujet marche, je vois mal… on ne peut pas préjuger de ce qui va se passer après mais, je ne vois pas pourquoi l'État se désengagerai d'une mesure qui marche et qui est essentielle. Par contre on travaille très activement à l'élargissement des critères. Parce qu'on est bien conscients que ça avait été calibré trop serré. Donc on est en train de travailler à l'élargissement de ces critères, pour permettre justement à plus de communes d'accéder, sans pouvoir encore s'engager après 2022 mais on y travaille activement. Ça va se faire assez rapidement là. Ces travaux sont en cours, j'ai demandé à ce que fin février on y voit un peu plus clair là-dessus."

 

Retrouvez la vidéo de cet échange : 


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