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Christine Le Nabour-Cloarec
Députée de la 5ème Circonscription d'Ille-et-Vilaine

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ENTRETIEN SUR LA SITUATION DES "EXTRAS".

18 Jan 2021 Christine Cloarec À l'Assemblée Nationale

J’ai répondu à l’invitation de l’Organisation du Personnel de la Restauration dans l’Evenementiel (OPRE), et me suis entretenue ce lundi 18 janvier 2021 avec deux de leurs représentants : Mme Cécile REVENAZ et M. François CHOUX. Nous avons échangé sur la situation d’extrême urgence dans laquelle se trouvent des milliers d’extras qui subissent de plein fouet la crise liée à la Covid-19.

Qu’est-ce qu’un « extra » ?
Les « extras » travaillent pour la restauration ou l’hôtellerie dans l’évènementiel. Ils sont appelés pour exercer des missions de courtes durées à l’occasion d’évènements (une soirée, un week-end...) Ils opèrent par vacations de quelques heures et ne peuvent donc être embauchés, que ce soit par des traiteurs ou d’autres acteurs de l’organisation.

Les extras se sont retrouvés sans travail car sans mission du jour au lendemain, le secteur de l’évènementiel ayant été impacté immédiatement et sur la durée par les mesures rendues indispensables par l’évolution de la Covid-19. Tout en reconnaissant l’accompagnement du gouvernement pour de nombreux secteurs de l’économie, ils se considèrent aujourd’hui comme les grands oubliés. J'ai été interpellée par mon collègue Jean-François MBAYE qui vient de se voir confier une mission flash permettant un état de lieu de la situation.

Le 26 novembre, le Premier ministre Jean CASTEX, et Elisabeth BORNE – Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, ont annoncé la mise en place d’une aide de 900€ par mois jusqu'en février pour les "permittents" : ces travailleurs qui, de par la nature de leur activité travaillent de façon discontinue, alternent périodes d'activité et de chômage, et enchainent les contrats courts voire très courts (saisonniers, extras, certains intérimaires). Pour y être éligible, il faut avoir cumulé les contrats courts en 2019, travaillé au moins 60% du temps, et toucher moins de 900 euros mensuels. Cette dernière condition exclut de fait de nombreux extras et en plonge certains dans des situations financières et psychologiques dramatiques.
Générateurs de bénéfices 100% français et non délocalisables, les extras sont indispensables à notre pays, car ils valorisent toute l’expertise française notamment en matière de gastronomie, lors des salons nationaux et internationaux.

À l’initiative de l’écriture d’une formation pour le métier d’extra, Mme REVENAZ et M. CHOUX ont souligné à juste titre la valeur éducative et la notion de savoir-être que sous-entend l’activité d’extra. Le secteur de l’évènementiel, au sortir de la crise aura besoin de main d’œuvre qualifiée. Engagée sur le sujet de la jeunesse, j’y vois également une porte d’entrée dans le monde du travail pour de nombreux jeunes qui arriveront sur un marché dégradé au sortir de la crise. Je me suis engagée à suivre le sujet et contribuer à des solutions rapides.


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