Christine Cloarec-Le Nabour
Députée de la 5ème Circonscription d'Ille-et-Vilaine

MA RÉACTION AU RETRAIT DE LA PPL AILES.

Communiqués de presse / Prises de position

Le retrait de la PPL pour une « aide individuelle à l’émancipation solidaire » après le débat sur l’article 1 interpelle. Buzz ? Manœuvre politique ?

Comportement « irresponsable et dilatoire ».

 

La proposition de loi des socialistes retirée ce midi dans l’hémicycle proposant un Revenu de base étendu à l’ensemble des jeunes à partir de 18 ans ne correspondait pas à l’ambition que nous avons pour notre jeunesse et comportait des risques sociaux et financiers.

D’un point de vue social, cette allocation automatique et inconditionnelle tendait à creuser les inégalités entre les ménages en permettant aux jeunes de familles aisées de recourir à ce droit alors qu’ils n’en n’ont pas besoin.

Elle risquait, de notre point de vue, de positionner les missions locales comme des guichets de demandes d’allocations alors que depuis près de 40 ans, elles permettent avant tout un accompagnement dans un parcours « pour » et « avec » le jeune. Le droit à l’accompagnement doit prévaloir sur l’allocation. C’est fondamental.

D’un point de vue financier, l’article 2 de cette proposition de loi, qui n’a pu être débattue, induisait forcément une hausse des impôts pour l’ensemble des contribuables de notre pays. Une telle conséquence va à l’encontre de notre ambition : favoriser et redonner plus de pouvoir d’achat aux Français.

A l’extension du RSA Jeunes, que nous pensons stigmatisant, nous préférons ouvrir le champ de la Garantie Jeunes, permettre les expérimentations, favoriser la fluidité des parcours ; des parcours qui doivent être sécurisés, adaptés à chaque situation et construits avec le jeune. Un jeune, un parcours, un jeune, une solution. Nous devons continuer à mobiliser les entreprises et soutenir les structures qui œuvrent dans le champ de l’insertion des jeunes.

Au buzz médiatique, nous préférons les actions répondant à l’urgence sociale liée à la crise sanitaire mises en place depuis le lancement du plan jeunes ; plan que nous suivons et que nous améliorons au fil de l’eau grâce aux remontées de terrain.

C’est l’occasion de défendre notre bilan depuis le début du quinquennat en faveur de l’insertion des jeunes vers l’emploi. C’est l’occasion de réaffirmer notre engagement et nos choix politiques en faveur de notre jeunesse. Les mesures proposées commencent à porter leurs fruits. Les chiffres en attestent, mais nous devons poursuivre nos efforts.

J’ai vécu la stigmatisation, j’ai été en échec scolaire et considérée comme un cas social. Ce ne sont pas les aides financières et la compassion qui m’ont fait évoluer et donner la possibilité de dessiner ma vie. Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce aux personnes que j’ai rencontrées sur mon chemin qui ont cru en moi et m’ont accompagnée tout à long de mon parcours.

Notre ambition pour la jeunesse est intacte depuis le début de notre mandat. Nous avons toujours porté le projet que l’émancipation des jeunes devait avant tout passer par la formation et le travail. Le plan gouvernemental « 1 Jeune, 1 Solution » permet de mobiliser les entreprises, repérer les jeunes invisibles, mieux les accompagner, les former et les qualifier. Les situations préoccupantes de trop nombreux étudiants doivent nous alerter. Il est temps de trouver des réponses à leur détresse psychologique, de lutter contre l’isolement et la précarité et favoriser l’accès aux droits.

Seule une politique active permettra à terme de garantir l’ascenseur social pour celles et ceux qui sont l’avenir de notre pays.

À retrouver en pdf ci-dessous :


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