En circonscription

À Domagné ce lundi 18 février 2019, avec Laurence MAILLART-MÉHAIGNERIE à l’invitation de « Gilets jaunes ensemble », un collectif structuré que j’avais reçu à ma permanence parlementaire le 12 janvier dernier, et avec lequel nous avions convenu de rendez-vous réguliers.

Plus de 4 heures d’échanges organisés par le collectif autour de quatre thèmes principaux : la démocratie, l’agriculture, les violences et le handicap. De nombreux autres sujets ont pu être abordés, comme la justice sociale, l’environnement, la valorisation du travail, la simplification administrative, l’artisanat ou encore l’apprentissage.

Convaincue que les solutions n’émaneront que du dialogue, je tiens à les remercier pour l’organisation de cette soirée d’échanges. Si la qualité et la quantité du travail fourni ne sauraient gommer les nombreuses divergences de fond, elles permettent néanmoins d’en débattre et d’exposer des situations individuelles concrètes en face desquelles des réponses sont attendues (souvent depuis longtemps).

De cette soirée, ressortent quelques consensus sur des constats tels que la complexité administrative, la nécessité de plus de justice sociale ou encore les violences inacceptables dans les manifestations. Il ressort également une urgence de mieux informer quant à l’action menée par la majorité et ses objectifs.

Je prendrai deux exemples factuels :

1/ Il nous est demandé de valoriser et simplifier l’apprentissage :

 

Engagement, action sur le territoire, travail parlementaire, réforme et 1ers résultats !

 

2/ Il nous est demandé davantage de lien entre le citoyens et les institutions :

Cette revendication légitime est souvent réduite à une volonté de démocratie directe, elle même réduite au Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Une revendication forte des Gilets jaunes et qui nous a été exposée durant cette soirée.

Je veux rappeler ici la volonté exprimée par le président de la République de moderniser nos institutions. Si la réduction du nombre de parlementaires est souvent rappelée (elle est d’ailleurs prévue dans le projet de loi constitutionnel qui sera débattu après le grand débat national), le président de la République souhaite également transformer le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE - troisième chambre, après l’Assemblée nationale et le Sénat).

Le CESE est composé de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations) et permet la représentation au niveau national des organisations professionnelles. Ainsi, Emmanuel MACRON envisageait notamment, dès janvier 2018, de faire du CESE le réceptacle de pétitions citoyennes. Ainsi, dès qu’une pétition franchirait un seuil (par exemple 500.000 signatures), le CESE pourrait voter sa retransmission au gouvernement, mais aussi aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale pour y déclencher un débat. Il me semble que cette proposition, détaillée depuis maintenant plus d’un an et qui pourrait être inscrite au projet de loi constitutionnel, serait en mesure si elle était connue, de répondre en grande partie à cette revendication tout en s’appuyant sur une démocratie représentative qui a fait ses preuves.

On le constate depuis maintenant quelques semaines, beaucoup de décisions, d’actions, de faits sont méconnus. Pire, certains s’appuient sur la complexité de certains sujets pour ériger des contre-vérités. C’est une donnée que nous, parlementaires, devons prendre en compte dans la communication de notre action. Ce genre de soirée permet justement d’être à l’écoute, mais aussi rappeler ce qui est fait ou annoncé.

À la suite de cette soirée, nous avons convenu de rester en contact afin de faire des points réguliers et pourquoi pas organiser d’autres échanges sur le même format. La construction collective passe par le débat.


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