Christine Cloarec-Le Nabour
Députée de la 5ème Circonscription d'Ille-et-Vilaine

UNE APRÈS-MIDI AU SPACE 2021.

En circonscription

Au SPACE (Salon International de l’élevage) ce jeudi 16 septembre 2021. Après l’annulation de l’édition de 2020, le monde agricole avait à cœur de se retrouver pour cette 34ème édition ; L’occasion notamment de faire le tour des sujets - toujours nombreux - relatifs au secteur. Répartition de la valeur, transitions (écologique et énergétique), conversion vers le bio, compagnonnage, formation, valorisation des bonnes pratiques, transmission, installation… Autant de sujets qui ont été au cœur de mes échanges tout au long de la journée, renforçant ainsi ma conviction : n’opposons pas, composons et avançons !

J'ai été invitée par Michel Poignard, président de la section d'Ille-et-Vilaine de l’Ordre National du Mérite, à l'occasion de leur assemblée générale. j'ai ainsi assisté à la remise des trophées de la citoyenneté 2021, décernés à l'association "les petits frères des pauvres" pour ses actions lors de la crise sanitaire et à l'association Malouine "Le lien" qui oeuvrent en faveur de l'insertion des plus vulnérables.

Déambuler au SPACE permet de retrouver de nombreux acteurs de la circonscription, parmi lesquels :

  • Messieurs HEULOT et MAURICE – Gérants du groupe OK Wind, avec qui j’avais échangé dès 2018 autour de leur produit phare et particulièrement innovant : le « tracker », également appelé « générateur solaire ». Il s’agit d’un panneau photovoltaïque doté d’une rotation sur mât et s'inclinant vers le soleil. Prévus pour équiper des sites agricoles notamment, ils permettent à un établissement d’autoproduire 30 à 40% de ses besoins électriques. 12 salariés en 2015, ils sont désormais 130 : Une entreprise en pleine croissance, mais dont le développement est freiné par un cadre réglementaire trop restrictif qui ne permet pas de contraindre EDF à racheter l’électricité produite à prix majoré, contrairement à d’autres systèmes photovoltaïques (pour la plupart importés). Le succès de ces produits Français amène une attention particulière qui devrait permettre d’enfin avancer sur le sujet. Aux côtés de cette belle entreprise pour continuer d’expliquer la nécessité de revoir cette réglementation.
  • Vincent ESNAULT sur le Stand de la Cooperl pour parler compagnonnage : une porte d’entrée vers l’élevage à laquelle je crois beaucoup, j’avais d’ailleurs assisté à la cérémonie d’intronisation de la 1ère promotion des compagnons de la Cooperl à Lamballe en 2019. Devenir un Compagnon Cooperl c’est intégrer un parcours individualisé en étant formé dans des élevages sélectionnés, pour y acquérir toutes les compétences requises aux métiers de l’élevage porcin. C’est une démarche dans laquelle s’inscrivent jeunes ou adultes en reconversion, mais aussi éleveurs, ces derniers pouvant être accompagnés notamment dans le management. Un travail autour de la visibilité de cette démarche de compagnonnage se poursuit, avec désormais une présence sur les réseaux sociaux. Indispensable afin qu’elle soit identifiée et permette l’émergence de nouvelles vocations. 118 jeunes ou adultes en reconversion ont intégré la démarche Compagnons Cooperl depuis son lancement ! 51 Compagnons Cooperl et 49 maîtres Compagnons font partie de la deuxième promotion 2020/2021. (Plus d’informations ici)
  • Au stand « Bleu Blanc Cœur » où j’ai retrouvé Jean-Pierre PASQUET - éleveur à Châtillon-en-Vendelais et co-président de l’association. En collaboration avec l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), "Bleu Blanc Coeur" a élaboré la démarche éco-méthane. Reconnue par l’ONU (Organisation des Nations Unies), elle permet de calculer l’empreinte carbone des aliments consommés : ainsi, les poulets de filière « Bleu Blanc Cœur » présentent un impact réduit de -23% de CO2, le lait de vache de -20%, les œufs de -18%. Un impact mesurable qui pourrait être valorisé par la rémunération du carbone non consommé : je plaide pour que cette valorisation fasse l’objet d’une réflexion au niveau national, ré-interrogeant les subventions attribuées, au regard des résultats des différents dispositifs liés à la méthanisation.
  • Mme BOUVIER, agricultrice à Argentré-du-Plessis et secrétaire générale de la FDSEA 35 (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). J’ai échangé avec elle sur les sujets qui font le quotidien des agriculteurs et notamment la juste rémunération qui reste un vrai enjeu, malgré le vote de la loi Egalim. C’est pourquoi, afin de relancer la dynamique des États généraux de l’alimentation, le Gouvernement a confié à Serge Papin - Ancien président directeur général de Système U, une mission sur la répartition de la valeur le long de la chaîne alimentaire. Les conclusions ont été rendues le 25 mars dernier (Rapport disponible en pdf ci-dessous). L’idée étant d’établir un compromis réaliste qui garantira la rémunération des producteurs. Une proposition de loi portée par mon collègue Grégory Besson-Moreau, devrait être prochainement examinée par l’Assemblée nationale. Elle se situe dans la continuité du rapport de Serge Papin, et des travaux de la commission d’enquête sur les pratiques de la grande distribution.
  • J'ai également échangé au stand de la Chambre d'Agriculture. Le sujet du Bio est un sujet très présent, et pour lequel la PAC (Politique Agricole Commune) investit de manière inédite : + 30% d’aides dédiées à l’agriculture biologique (de 250M€ à 340M€ par an). La priorité est à la conversion pour accompagner les changements de consommation : +13,5% de produits bio consommés entre 2018 et 2019. Notre production doit donc elle aussi augmenter pour ne pas favoriser uniquement les importations (33% des produits bio étaient importés en 2019). La souveraineté alimentaire concerne aussi les produits bios. D'ici à la fin du quinquennat, nous aurons doublé la surface en bio en France. Les objectifs affichés pour 2027 restent les mêmes : 18% de surfaces bio (contre 12.5% aujourd’hui).

Focus sur le Plan de Relance :

Le 9 septembre 2021, un an après le lancement du plan France Relance, Julien Denormandie a présenté, lors d'une conférence de presse en présence de plusieurs bénéficiaires, les premiers résultats sur le terrain du volet transition agricole, alimentation et forêt de ce plan.

En 1 an, France Relance c'est :

  • 22 mesures déployées sur l’ensemble du territoire ;
  • Plus de 25 000 projets soutenus ;
  • 580 millions d’euros de crédits engagés.

L’ensemble de ce plan a été construit autour d’un objectif : la reconquête de notre souveraineté, et en particulier de notre souveraineté alimentaire, et la transition agroécologique.

« En 1 an, le plan France Relance a déjà permis de donner à plus de 25000 projets les moyens de se concrétiser et de porter, à leur échelle, la modernisation de notre monde agricole et forestier, au service de notre souveraineté. Nous allons continuer à accompagner tous les acteurs de la chaîne alimentaire ainsi que le monde forestier pour relever les défis auxquels ils font face. » Julien Denormandie.

Au-delà de la vitrine que représente le SPACE pour le modèle agricole français qu’il nous faut défendre, c’est aussi tous ces échanges qu'il permet avec des acteurs passionnés par leurs métiers. Merci à tous pour leur accueil.


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